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Le centre de tri

Témoignage d’Ahmad, responsable du jeune centre de tri sénégalais.

Après les finitions, la peinture et l’installation de la presse, l’activité a commencé le 15 juin 2006, avec un peu de retard car les 2 premiers containers sont restés longtemps bloqués au port de Dakar.

Au début, nous avons commencé avec 12 femmes et 4 hommes. Nous cassions les grosses balles de "mêlé" de 500 à 600 kg arrivées de France au "pavé de pré-triage" afin de les éclater en plusieurs sous-catégories.

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Ouverture d’une balle de "mêlé" provenant des Relais de France.

A la suite de ce premier tri, chaque catégorie devait être trié en produits finis à des postes de triage spécifiques. Au fur et à mesure que nous progressions, le nombre de trieuses et manutentionnaires a augmenté. Un an après le début de notre activité, nous comptions déjà 25 trieuses et 10 manutentionnaires.

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Après avoir été classés en une cinquantaine de catégories différentes : pantalon velours homme, jupe enfant, corset femme, premier choix, deuxième choix etc...

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...les produits sont pressés en balles de 45kg et achetés par des grossistes ou détaillants locaux pour être revendus sur les marchés.

Actuellement, nous produisons plus de 100 tonnes de produits très valables.
Pourquoi peut-on dire que notre produit est très valable ? Nous sommes dans un pays où les gens préfèrent consommer des produits venant de l’étranger en général et de l’occident en particulier. Malgré cela, en moins de 3 mois, nous avons présenté une telle qualité et une telle régularité dans cette qualité que nous n’avons jamais de stock dans l’atelier. Le seul stock aujourd’hui, ce sont les produits d’hiver que nous gardons exprès dans l’usine pour une meilleure valorisation ultérieure.

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Il faut dire que l’existence du Relais Sénégal a vraiment changé la vie des personnes qui y travaillent. En effet, nous sommes dans un pays où ceux avec diplômes ont de faibles chances de trouver un emploi stable. Nos travailleurs étant à 99% sans qualifications, ils sont pleinement contents de pouvoir compter sur des revenus réguliers et stables et rien que le fait de voir leurs projets et leurs ambitions qui prennent forme est très encourageant pour continuer le combat.

Aujourd’hui, notre combat, c’est l’officialisation de notre statut juridique d’ONG et donc forcément des facilités d’importation.
Nous sommes sur la bonne voie pour prendre notre envol et de pouvoir, de cette manière, reconnaitre et remercier les efforts que tous les gens des différents Relais ont du faire pour que nous puissions exister.


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